Publié le 06 mars 2009
Durant la journée du 20 octobre dernier, six groupes aux tendances musicales différentes se sont relayés sur la scène montée spécialement pour les accueillir au Hall omnisport de Rotheux. Dès 14 heures, « Les déménageurs », spectacle pour enfants, ont, comme à leur habitude, fait fureur parmi les tous petits et auprès de leurs parents, avec près de 400 spectateurs. Une salle pleine qui s'est complètement vidée (peut-être faute de programmation trop écclectique) pour le second groupe « On the Rocks » (pop rock et punkrock). Cette jeune formation musicale prometteuse, d'un genre détonnant, a dû joué devant un public restreint, à leur grande déception. « Leitmotiv », déjà présent au Coude à coude l'an dernier lors de la fête de la musique, a une fois de plus charmé les adeptes du genre. « Monsif » et ses rythmes ensoleillés ont quant à eux éveillé le début de soirée, endiablé ensuite par « Orfeo » grande découverte liégeoise de l'année. « Sunset Boulevard » a clôturé le festival avec des reprises, très attendues par le public, du répertoire de Jean Jacques Goldman. Si chacun des groupes pris séparément est attrayant, on regrette quand même le manque de cohérence dans la programmation de ceux-ci. Passer d'un groupe pour enfant à un groupe de rock semble pour le moins surprenant. Bien que le nombre d'entrées réalisé (plus de 700) n'atteint pas celui espéré (1500), celui-ci est encourageant pour les éditions futures, et ne résume certes pas, ni l'ambiance bonne enfant qui y régnait, ni le travail accomplit. Le manque de succès de l'évènement interroge : Faut-il accuser l' « Unifestival » GRATUIT, précédant l'opus neupréen de deux jours mais surtout avec également à l'affiche « On the Rocks » et « Orfeo », d'avoir subtilisé une majeure partie du public ? Ou faut-il encore désigner comme responsable, le choix de ne pas avoir pratiqué un tarif dégressif sur le prix de l'entrée (8 euros) ? Notons aussi, qu'il y avait bien longtemps que le Hall omnisport de Rotheux n'avait plus servi à ce genre d'activité, réunissant les villageois sous l'égide de la musique comme c'était le cas à l'époque avec les concerts sixties et autres. On peut remercier les organisateurs du festival pour le travail accompli, à savoir la commune, désireuse de réaliser une opération blanche (sans pertes,ni bénéfices), ainsi que l'unité scout et guide de Neuville-en-Condroz, en charge d'une majeure partie du labeur et bénéficiaire des gains de l'évènement. La question est maintenant de savoir comment toutes les parties de ce partenariat s'en sortent financièrement ?
J. M.
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